HISTOIRE DE LA POLICE

DEBUT DE LA POLICE NATIONALE

 

Pro Patria Vigilant (ils veillent pour la Patrie) : Voilà la devise de la Police Nationale.

 

A la chute de l’empire romain, les édiles chargés de la police disparaissent.(ndlr: édile, nom masculin, magistrat romain qui était chargé de l’inspection des édifices, de l’approvisionnement de la ville.)  Le pouvoir est atomisé entre une multitude de seigneurs féodaux. Maîtres de leurs fiefs, ils y exercent tous les pouvoirs, y compris celui de justice.

Au haut moyen-âge, le pouvoir de police se confond avec celui de justice, le même seigneur élucidant l’infraction et châtiant son auteur.

Tout le travail de reconquête du pouvoir par les rois de France va consister à retirer progressivement des prérogatives aux seigneurs féodaux.

Au XIVème siècle, la hiérarchie royale s’établit comme suit : prévôt dans les prévôtés (de la taille d’une châtellenie ou fief, une grosse commune rurale d’aujourd’hui), bailli ou sénéchal dans les bailliages ou sénéchaussées (de la taille d’un comté, environ d’un quart département).

Ils cumulent des pouvoirs d’administration, de police et de justice. Cette hiérarchie est plus tard coiffée par les intendants, que l’on peut apparenter à nos préfets.

A côté de cette criminalité rurale, le développement des villes fait apparaître une délinquance typiquement urbaine.

Une loi du 27 juin 1790 tente une réorganisation de la police parisienne en créant 48 commissaires de police (soit un par section nouveau nom des quartiers), assistés dans chaque section par 16 commissaires de section. Ceux-ci deviennent bientôt (loi du 29 septembre 1791) des officiers de paix tandis que les commissaires de police sont placés sous les ordres directs du maire. Tous sont élus.

Au fur et à mesure du remaniement territorial (création des départements), cette organisation est appliquée aux villes de province en fonction des nécessités.

Dès sa prise de pouvoir, Bonaparte s’attache à réformer l’Etat. La loi du 28 pluviôse an VIII (17 février 1800) refond les structures étatiques.

  • A Paris, siège de tous les coups d’Etat et révolutions, il met en place une puissante préfecture de police, héritière de la lieutenance de police. Le préfet de police a en charge la police criminelle de droit commun, la police administrative et la police de renseignement. Son principal objectif est d’étouffer toute velléité de rébellion contre le pouvoir central.
  • En province, dans toutes les villes de plus de 5.000 habitants, un commissaire de police est nommé par le gouvernement et placé sous l’autorité du préfet ou du sous-préfet. Au delà de 10.000 habitants, un commissaire de police supplémentaire est affecté par tranche de 10.000. Au delà de 100.000 habitants et dans quelques villes stratégiques n’atteignant pas ce seuil, un commissaire général est désigné.
  • En milieu rural et dans les villes de moins de 5 000 habitants, les pouvoirs de police sont exercés par la gendarmerie nationale et les gardes-champêtres.

Le 12 mars 1829,, les sergents de Paris sont institués. Portant tricorne et épée, ils sont chargés de veiller à la paix publique et constituent la première force de police en uniforme du monde. Ces sergents de ville, dont les plus méritants peuvent être promus brigadier (grade créé en 1830) sont placés sous les ordres d’officiers de paix qui répondent eux-mêmes à ceux d’un commissaire appelé chef de la police municipale à Paris. Ce système est mis en place dans les grandes villes du royaume et perdurera sous Louis-Philippe après la révolution de juillet.

En 1851, une préfecture de police est créée à Lyon sur le modèle parisien.

En 1853, les banlieues de Paris et de Lyon passent sous l’autorité des préfets de police.

Par arrêté du préfet de police du 7 septembre 1870, les sergents de ville changent de nom ; ils deviennent des gardiens de la Paix publique. Leur uniforme est modifié, le bicorne est remplacé par le képi.

 14-08-1941 : Une loi étatise les polices Municipales dans les villes de plus de 10 000 habitants. Les agents sont désormais appelés gardien de la paix et recrutés par l’état. Cette police prend le nom de « Police Nationale »

1944 : La police Nationale devient « Sureté Nationale »

09-07-1966 : Rassemblement d’une seule entité entre la police Parisienne et les polices de Provinces avec la création de la Direction Générale de Police Nationale (DGPN). La police Nationale retrouve son nom

 

LES FEMMES DANS LA POLICE

En 1918, le prefet Louis LEPINE, part de l’experience du conflit, pour défendre l’accès des femmes aux fonctions publiques : « …partout où les femmes ont remplacé les hommes depuis la guerre, elles ont fait preuve de plus d’assiduité, de plus d’ordre, de plus de dévouement. Bien loin de proscfrire le travail des femmes, je demande qu’on le favorise »

Le 18 décembre 1934, le conseil municipal de Parie vote la création de deux postes d’assistantes de police. Il y aura 20 postes le 31 décembre 1935. Mais elles sont cantonnées à des missions spécifiques au sexe feminin : la famille, les femmes et les mineurs ainsi que la surveillance de la voie publique.

A Grenoble deux de ces postes sont créés mais elles seront en charge des prostituées.

A Lyon, ces postes arrivent en 1936, elles sont trois.

Dans cette même ville en 1943, 90 auxilliaires sont recrutées et formées à l’ecole de Police.

1968 : un concour national unique d’Officier de Paix est lis en place avec un quotas de 5% de femmes.

1972 : La fonction d’enquêteur est ouverte aux femmes déjà présentent dans la police mais seulement en tant qu’administratives.

1974 : Ouverture du concours de commissaire (Corps de Conception et de Direction) aux femmes.

1978 : Ouverture du concours de gardien de la paix.

05 mars 1979 : Les femmes sont autorisées à intégrer les écoles de police en tant que gardiens de la Paix (Corps d’encadrement et d’Application)

1983 : Ouverture du concours d’Officier de Paix (Actuel Officiers de Police, Corps de Commandement).

3 mars 1992 : (Sous pression de la Cour de Justice Européenne de Justice) Abandon de la pratique des quotas, jugée discriminatoire

 

Une pensée pour Catherine Choukroun, première femme Policier assassinée en service à l’âge de 27 ans, alors qu’elle assurait un contrôle radar de nuit sur le Périphérique Parisien le 20 février 1991.

L’une des femmes les plus connues : A notamment été la première femme directrice d’interpol :

 https://fr.wikipedia.org/wiki/Mireille_Ballestrazzi

 

GALONS DE LA POLICE NATIONALE

 

* Corps d’Encadrement et d’Application (CEA)

 

* Corps de Commandement (CC)

* Corps de Conception et de Direction (CCD)

 

 

 

 

ARMES UTILISEES DANS LA POLICE NATIONALE

Le SIG SAUER SP 2022.  – En dotation dès la sortie d’école pour tout effectif quel que soit le corps-

 

Il peut  y avoir également le TONFA

 

 

 

Ou le bâton télescopique

 

Il existe aussi des armements collectifs qui diffèrent selon les services. Il peut s’agir :

 

. de pistolets à impulsion électrique comme le Taser X26,

. de flashballs,

. de lanceurs de grenades comme le Cougar (les grenades sont différentes de celles utilisées dans l’armée),

. de fusils à pompe,

. de pistolets-mitrailleur Beretta 12SD ou HK UMP9

. de fusils d’assaut tels que le HK G36….

Il est à noter que les unités d’élite sont équipées d’armes encore plus puissantes et précises… mais elles resteront, évidemment, tenues secrètes…